…en vaut deux ! » et ceux sont bien en hommes avertis que les Puy-l'Evêquois se sont déplacés sur les terres Monpazierennes. En effet, à la fin du match aller, leurs adversaires vaincus, touchés, blessés,.. « humiliés » avaient promis toutes sortes de péripéties à nos rugbymen. Ce déplacement sentait bien le soufre et nous promettait un combat de tous les instants, surtout quand on connaît l’opiniâtreté des verts et blancs. Il faut croire que ceux-ci ignoraient ce vieil adage et ont eu la lourde surprise de voir que si les ciels et grenats étaient bien 22 sur la feuille de match, ils en paraissaient 44 sur le pré. Le spectre du Buisson en mémoire, il n’était sûrement pas question que la bande à Bélivent prenne de haut leurs adversaires et balbutie leur rugby par manque d’humilité.
D’autant plus que ce n’est pas sous leur « meilleur » visage que les Puy-l-Evêquois se présentaient dimanche. Suite aux nombreuses blessures et absences, le trio SEYRAL-GARCIA-LOURENCO devait composer au plus pressé. C’est ainsi que sortait du vestiaire, à 15h30, un pack quelque peu remanié avec une troisième ligne inédite et une ligne de trois quarts plutôt inexpérimentée. C’est en s’appuyant sur des bases solides et une défense de fer que les ciels et grenats entraient dans la partie plus déterminés que jamais pour remporter ce match.
Les locaux, bien que débordant d’envie, n’entamaient pas de la meilleure façon la partie avec un coup d’envoi direct en touche (qui rappellera à nos anciens les techniques d’un autre temps !). Sur la mêlée à suivre, les verts étaient pénalisés permettant à nos protégés de jouer une pénaltouche à hauteur des 22 mètres. Celle–ci se traduisait par une nouvelle pénalité qui permettait à Valet d’ouvrir le score. Un nouveau renvoi et rebelote... on reprend les mêmes et on recommence et voilà le score qui passe à 6-0. Bien évidemment, les locaux s’enorgueillissaient et poussaient les Lotois dans leurs derniers retranchements durant les 20 minutes qui précédaient la mi-temps mais la débauche d’énergie employée par les locaux fut vaine. La défense Puy-l'Evêquoise était bien en place et ne craquait pas. Bien au contraire elle contenait les locaux et laissait passer l’orage trouvant même les ressources pour inscrire trois nouveaux points (drop de M Saraïva). Quelques minutes plus tard, Bousquet mettait en orbite notre petit Médard pour le premier essai de la partie. Et voilà le score de 16 à 0 acquis à la mi-temps.
La seconde période voyait les Monpaziérois, bien que dominés dans tous les secteurs de jeu (notamment en conquête), revenir dans le match suite à un oubli défensif de M. PIGNARD. Certains lançaient déjà sa nomination pour la cloche dominicale mais c’était sans compter sur notre Titane national qui rattrapa les points perdus en inscrivant un essai suite à un énième ballon porté des avants. Un dernier mouvement amenait Bousquet à un essai plein de malice dont il a le secret.
Ainsi s’est achevé ce match, abouti dans son ensemble et royalement orchestré par M. CHIODI SCHROEDER, sur le score de 28 à 7. On notera cependant un léger regret de ne pas avoir ramené le bonus de ce déplacement. Cela reste tout de même un bon résultat aux vues des nombreux remaniements effectués pour l’occasion. On félicitera notamment la bonne prestation d’Olivier LEROYER en troisième ligne... une première qui pourrait ne pas être une dernière... sait-on jamais. Un grand MERCI aux supporters venus une nouvelle fois en nombre pour soutenir les hommes à GAULIER.
Les Lotois rentrent très vite dans la partie et, dès la deuxième minute, inscrivent une pénalité. Une minute plus tard, le buteur Valet récidive et porte le score à 6 à 0 pour les Puy-l'Evêquois. Au quart d'heure de jeu, le centre Mathieu Saraiva passe un beau drop des quarante mètres. À la demi-heure de jeu, sur un renvoi des locaux, Bousquet récupère le ballon et retrouve ses trois-quarts qui renversent l'attaque et c'est M. Saraiva qui va à l'essai que transforme Valet, permettant aux Lotois de mener 16 à 0 à la pause.Dès la reprise, ce sont les locaux qui inscrivent un essai transformé. Les Puy-l'Evêquois, vexés, vont par leurs avants marquer un essai par Pignard. Ils vont montrer de nombreuses attaques mais il faudra attendre la soixante-quatorzième minute pour voir Bousquet réussir à passer et marquer un nouvel essai. Mais les Lotois n'arriveront pas à inscrire le quatrième essai synonyme de bonus avant le coup de sifflet final. Dimanche prochain, les Puy-l’évêquois se déplaceront à Monpazier. Un voyage qui aura pour couleur prédominante le VERT. Il ne s’agit pourtant ni d’une mise au vert, ni d’une classe verte mais plutôt de l’âpre couleur du trèfle si chère à nos amis Irlandais.
Toutes ressemblances gardées, si nos futurs adversaires ne prétendent pas avoir le niveau international, il semblerait néanmoins que cette couleur leur inspire un certain fighting-spirit qui fait leur force depuis quelques saisons maintenant ! En effet, s’il est bien une chose que l’on ne peut nier, c’est la vaillance et l’abnégation dont font preuve les dordognots dès qu’ils sont en tenue de combat. A l’instar de leurs référents saxons, réputés pour être de farouches défenseurs, souvent à la limite de la régularité, passés maîtres dans l’art de ralentir et d’étouffer tous ballons et mouvements d’envergures, il ne fait aucun doute que les Lotois auront fort à faire pour ramener un résultat de ces terres hostiles.
Si le score du match aller (55-0) pourrait laisser présager un après midi doux et facile, ce serait sans compter le risque de prendre de haut une équipe qui ne le mérite certainement pas ! Heureusement, il y a fort à parier que les troupes de SEYRAL et GARCIA ont retenu la leçon du Buisson et ne vendront pas la peau de l’ours… ! Si le score aller parait fleuve, il faut se souvenir qu’à la mi-temps l’avance n’était que de 12 à 0 pour les locaux ; autant dire que la messe n’était pas dite. La différence s’étant faite essentiellement sur le plan physique dans la mesure où les verts n’avaient aligné que 16 joueurs sur la feuille de match et avaient terminé la rencontre en sous effectif suite à plusieurs blessures successives.
L’addition ayant été difficile à digérer, il semblerait de « sources sûres » que les Monpaziérois attendent ce match retour avec impatience et promettent un après-midi mouvementé à nos ciels et grenats (et à savoir pourquoi, ils auraient notre cher tonton Matthieu dans le nez !). Ce sont donc en hommes avertis que les guerriers à GAULIER iront relever le défit physique et sportif qui les attend. Ayant toujours répondu présent dans l’engagement et montré une solidarité de tous les instants dans les moments critiques, c’est avec sérénité que les Puy-l'Evêquois devront aborder la rencontre en tachant de rester concentrés jusqu’au coup de sifflet final.
Gageons que l’arbitrage soit à la hauteur des deux derniers dimanches et favorisera le jeu à l’anti-jeu. Dans cet envergure, nous ne doutons pas d'assister à une belle rencontre engagée, aérée de beaux mouvements facilités par des libérations rapides et propres, bref un bon match de rugby.
Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne semaine, en espérant vous retrouver nombreux ce dimanche 20 février à 15h30 au stade de Monpazier pour encourager et supporter les ciels et grenats qui en auront bien besoin !