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Article du 5 avril 2011

« Si tu n'as jamais joué…

… comment peux-tu comprendre... » qu'il ait le coeur serré lorsque viendra septembre ! Car à coup sûr elle sera bien présente la boule ulcèrique de 14h30; celle qui vous tord le ventre dès que s'approche l'heure de vérité, celle qui vous envahit à la moindre odeur de camphre, au moindre grincement de crampons sur le béton. Ce mélange étrange de peur et de courage, cette étincelle qui va vous faire avancer fier et droit dans l'arène verte et qui, que vous soyez taureau ou bourreau, vous rendra plus fort une fois l'estocade prononcée !
Bien sûr, elle sera là mais lui ne le sera plus ! Lui qui portait comme un gant l'habit de lumière, lui qui a tant donné a ce club, cette seconde famille à laquelle il a pleinement consacré ses 5 dernières saisons ! Tous les dimanches au diapason, il montrait la voie à tous ses partenaires par son engagement, son envie, sa détermination. Lui qui depuis maintenant près de deux ans mettait sa santé en jeu au service du collectif.
Voilà c'est fini, il a raccroché les crampons ce dimanche 3 avril ! A seulement 26 ans, notre Knard national est contraint de mettre un terme à sa carrière pour des raisons médicales ! Tous avaient à coeur de lui offrir un départ digne de son parcours rugbystique au sein du RCP, de lui donner en cadeau une victoire, une dernière victoire pour terminer en beauté.
Mais voilà, l'adversaire du jour n'en a pas décidé ainsi ! Plus fort dans la gestion du jeu et réaliste au possible, l'ogre Prigontin a eu raison des piranhas et réussi là où tant d'autres ont failli. Il sort invaincu des phases qualificatives et se dirige vraisemblablement vers un titre qui lui tend les bras. Les Lotois avaient pourtant pris le taureau par les cornes et réalisaient une bonne entame de match, conquérants en touche et en mêlé, ils vont tenter pendant plus d'une demi-heure de déstabiliser la défense Prigontine et obtiennent plusieurs pénalités mais le butteur local, en manque de réussite ce dimanche, ne permettait pas a nos rugbymen de concrétiser leurs temps forts et de prendre suffisamment l'avantage. Seulement trois petits points en trente minutes, trop peu face à une telle armada d'étoiles ! Car en face se trouvait M. Thomasson, bourreau à lui seul de nos Puy-l'Evequois et d'une bonne partie des autres équipes de la poule.
À l'inverse des hommes à Gaulier, il a su attendre le bon moment pour accélérer et mettre sur orbite ses trois quarts bien aidé par un pack de qualité, un demi de mêlé bien inspiré et certainement aussi par l'infériorité numérique Puy-l'Evêquoise ! Suite à un petit incident de jeu et les nerfs à fleur de peau, les trois quarts Lotois voient rouge et distribuent une série de gaufres gratuites qui n'avaient peut-être pas lieu d'être surtout devant les jeunes pousses de l'école de rugby. Mais comme on dit « cela fait partie du jeu » et comment en vouloir à ceux-là qui toute la saison ont été exemplaires et qui, par un excès de générosité, sont sortis de leurs gongs en prenant à chaud un plaquage à l'épaule pour une agression. Il n'en fallait pas plus pour que les hommes du Périgord s'engouffrent dans la brèche ainsi ouverte par l'homme en noir dans la défense Lotoise et inscrivent tour à tour un essai et une pénalité qui leurs permettaient de passer en tête à la pause.
10 à 3 puis bientôt 13 à 6 car en ce début de seconde mi-temps, les Prigontins, vent dans le dos, profitent des trop nombreuses fautes des Lotois et prennent le large. Mais les locaux ne baissent pas la tête et partent à l'assaut de la ligne périgourdine sans relâche. Bien qu'a nouveau réduis à 14  suite à un carton rouge bêtement reçu par notre chevelu de seconde ligne qui supporta mal la décision arbitrale gentiment accordée au numéro 10 adverse pour un croche-patte digne du meilleur Thierry Henry ! Revoilà la bande à Seyral en sous effectif jusqu'au coup de sifflet final. Comment faire alors pour revenir dans la partie ? Comment peut-on gagner un match de cette envergure en étant constamment en sous nombre ? Une question à laquelle les Lotois devront rapidement répondre s'ils veulent passer l'obstacle Daglanais. D'autant plus que les Périgourdins ne tarderont pas à inscrire un nouvel essai par leur insaisissable ouvreur. Suite à une mêlé bien attaquée par les avants Lotois, Rémi Saraïva accroche le neuf adverse et perturbe la transmission 9/10 et sur la montée, notre troisième ligne va enfin pouvoir mettre au sol le métronome dordognot mais alors qu'il prend ses appuis pour le plaquer la taupe s'écroule, seul, son genou vient de céder et l'ouvreur adverse profite de l'occasion pour s'engouffrer dans le petit côté et aplatit en coin.
Nous voilà mal embarqués ! Mais les lotois ne lâchent rien et jettent leurs dernières forces dans la bataille. Ils inscriront finalement deux beaux essais dans le dernier quart d'heure mais trop tard pour pouvoir espérer une victoire pour ses partenaires venus en nombre pour l'occasion.  

            Ainsi s'achevait une belle rencontre âprement disputée et qui laissera certainement bon nombre de regrets au Puy-l'Evequois. Des regrets d'autant plus durs à digérer que le comportement de certains supporters périgourdins frisaient avec les limites de la courtoisie ! Car si leur joie d'avoir réalisé le grand chelem paraît légitime, certaines « critiques » n'ont parfois pas lieu d'être une fois le coup de sifflet final retenti ! A croire que les comportements de certains clubs de top 14 trouvent des oreilles attentives dans nos séries d'amateurs !


Article du 31 mars 2011 (Merci à Reggiani pour cet article)

« Tu peux sourire, charmante Elvire…

…les loups regardent vers Paris. » ou tout au moins, pour ce qui nous concerne, les Prigontins lorgnent vers Puy-l’évêque. C’est en effet ce dimanche 3 avril que débarquera une meute de rugbymen assoiffée de victoires sur les berges du Lot. Nombreux sont les superlatifs pour qualifier cette formation qui emporte tout sur son passage : impressionnante, énorme, gigantesque, extraordinaire… la liste pourrait être plus longue pour évoquer leur saison. Leur bilan est vite fait et se résume en un mot : INVAINCUS ! De là à les considérer invincibles, il n’y a qu’un pas, une légère, infime petite marge à laquelle les ciels et grenats vont s’attaquer dés 14h et le coup d’envoi du championnat des réserves.
Puis sifflera l’heure tant attendu du choc de cette dernière journée de phase qualificative et soyez certains, Puy-l’Evêquois, Puy-l’Evêquoise, que l’ogre sera en appétit ! Un appétit de champion auquel l’armada à Gaulier devra faire face et compte bien échapper afin de conserver son terrain inviolé pour la deuxième saison consécutive. Mais la tâche s’annonce d'ores et déjà extrêmement difficile car les adversaires du jour, complets dans tous les secteurs de jeu et guidés par une charnière de grande qualité, auront en tête l’objectif de réaliser « un grand chelem » avant d’attaquer les phases finales en grand favoris.
Un « grand chelem », rien que ça ! Et pour atteindre un objectif qu’aucune équipe en Périgord-Agenais n’a encore pu obtenir, plus rien ne se dresse en travers de leur route. Enfin, plus rien ou presque ; un match, 80 minutes, si peu en somme. Qu’est ce que 1h20 d’effort après une si longue chevauchée ? Pas grand-chose en apparence ! Oui mais voilà, l’histoire du Périgord se jouera en Quercy, Terre de courage, d’abnégation où le moindre travail devient labeur, où même les chênes luttent pour s’épanouir, où les hommes se forgent dans le calcaire, où rien ne se gagne sans qu’on ait donné en retour.
Bien évidement, les Dordognots arboreront fièrement leurs couleurs et compteront sur une confiance inébranlable mais il n’est pas de souvenirs dans l’histoire lotoise qu’un jour une équipe Puy-l’Evêquoise ait abdiqué sans combattre vaillamment. Cherchez donc dans vos mémoires illustres anciens guerriers et trouvez nous une date, un jour, une fois où toutes catégories confondues les ciels et grenats ont rendu les armes sans être allés jusqu’à leur dernier souffle. Vous les Mombet, Henry, Benbis, Sarraïva… et autres grandes gloires du RCP, donnez-nous un seul exemple, où quelque soit l’époque, un Puy-l’Evêquois baissa les armes dans l’adversité et sortit tête basse de Jean Neumille.
Bien sûr, l’obstacle qui se dresse en travers de la route est gigantesque et tous les participants de la poule se demandent encore comment arrêter le rouleau compresseur périgourdin ? Mais avec un peu de vaillance, un soupçon d’envie, une once de solidarité et beaucoup d’amour tout est possible dans ce sport comme dans la vie ! C’est quand le ciel s’assombrit et que l’espoir défaille que surgissent les héros. Alors canardettes, ne craignaient rien, vos piranhas ont les dents longues et sauront se tenir hors de portée des crocs de l’envahisseur. C’est avec le regard fier et droit qu’ils affronteront leurs adversaires et donneront le meilleur d’eux mêmes pour venir à bout de l’ogre qui frappe à nos portes. Et tels des spartiates, ils défendront corps et âmes leur ligne pour peut être, qui sait, surmotivés par vos encouragements, faire trébucher l’implacable leader dans le piège à loup tendu pour l’occasion par nos nombreux chasseurs.

Et ainsi, comme dans la chanson, les loups sortiront de Paris !!!


Article du 22 mars 2011 (Merci à Besson pour cette vidéo)

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